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MIÉ COQUEMPOT
Communiqué de presse

Centre de développement chorégraphique national

QU’EST-CE QU’UN CDCN ?

Histoire

Au début des années 80, à la faveur de l’explosion de la Nouvelle Danse Française, le ministère de la Culture met en place une politique pour la danse volontaire et ambitieuse. En découle notamment la création des Centres chorégraphiques nationaux. À cette même époque, des initiatives de terrain pour la danse se créent à Paris (Val-de-Marne) et en région (Avignon et Lille) et donnent lieu à des festivals qui soutiennent ce mouvement émergent. 

En 1995, une structure nouvelle naît à Toulouse et prend pour la première fois le nom de Centre de Développement Chorégraphique. A l’orée des années 2000, les structures pionnières (La Biennale du Val-de-Marne devenue La Briqueterie, Les Hivernales et Danse à Lille devenue Le Gymnase) et d’autres créées par la suite (Art Danse devenue Art Danse Bourgogne-Franche-Comté et Uzès Danse devenue La Maison) se constituent alors en réseau, travaillent à des projets communs et militent pour leur reconnaissance institutionnelle dans le cadre d’un label.

Un label national

En 2009, à l’issue d’une concertation nationale plus connue sous le nom d’Entretiens de Valois, les services du ministère de la Culture et de la Communication souhaitant clarifier la situation des établissements du réseau culturel national consacré au spectacle vivant élaborent un ensemble de textes administratifs dont un consacré entièrement aux CDC leur permettant de figurer dans le réseau national des établissements culturels soutenus par l’État. En mars 2017, conformément au décret relatif aux labels et au conventionnement dans les domaines du spectacle vivant et des arts plastiques, les CDC deviennent les Centres de développement chorégraphique nationaux / CDCN.

Missions

Formidables outils installés sur l’ensemble du territoire, soutenus par l’État et les collectivités territoriales, les CDCN poursuivent les missions suivantes :

  • Soutien à la création et à la recherche, repérage et accompagnement des artistes émergents
  • Diffusion de spectacles de danse en concertation avec les scènes et les théâtres présents sur le territoire
  • Action culturelle et éducative, relations avec les publics et les populations
  • Développement de partenariats de proximité et d’une politique de réseau
  • Formation et insertion des professionnels de la danse

Il y a aujourd’hui 12 Centres de développement chorégraphique nationaux.

L'A-CDCN

Ces 12 centres se sont constitués en association. L’Association des Centres de développement chorégraphique nationaux (A-CDCN) a pour objectif d’organiser des échanges et des débats entre les équipes des CDCN, autour des missions qui leur sont confiées par l’État et de susciter entre ces CDCN des réflexions, des actions et des travaux, propres à promouvoir et à dynamiser leur réseau.

Ces réflexions sont mises en perspectives avec le champ des politiques publiques en faveur du spectacle vivant, et nourrissent des dialogues avec un grand nombre d’acteur·rice·s de la vie culturelle.

Bureau de l'A-CDCN

Présidente

Liliane Schaus, La Maison CDCN Uzès Gard Occitanie

Vice-présidente

Corinne Gaillard, La Place de la Danse – CDCN Toulouse / Occitanie

Trésorière

Isabelle Martin-Bridot, Les Hivernales – CDCN d’Avignon


Secrétariat général

Secrétaire Général

Frédéric Pérouchine

Chargé de coordination

Thomas Da Silva Antunes

ARTISTES ASSOCIÉ·E·S

Les Centres de développement chorégraphique nationaux sont des acteurs territoriaux de référence nationale en faveur de la danse, un soutien efficace aux équipes artistiques indépendantes et des outils d’ouverture et d’actions envers les publics. Ces trois points, essentiels, viennent soutenir la proposition des CDCN d’associer à chacune de leur structure, un artiste. Cette mesure annoncée par le ministère de la Culture et de la Communication permet à la fois d’apporter aux compagnies un soutien et un accompagnement complet sur une longue période, aux CDCN de nourrir leur programme artistique, pédagogique et de médiation à travers une relation soutenue, et aux territoires d’être irrigués plus largement en cohérence avec un programme au long cours. Ce projet répond ainsi à un triple enjeu, celui du soutien aux compagnies indépendantes et l’accompagnement du parcours des chorégraphes, celui du maillage du secteur chorégraphique et du renforcement de structures qui participent à ce maillage mais manquent encore de moyens, et celui de la décentralisation et de l’irrigation des territoires.

COPRODUCTIONS COMMUNES

Coproductions

Chaque année, l’Association des CDCN soutient un·e chorégraphe pour la création, la production et la diffusion d’un spectacle : résidence de recherche et d’écriture, résidence technique (création lumières, scénographie, etc), promotion auprès des médias et des réseaux professionnels, tournée dans les CDCN, et bien sûr apport financier. Depuis 2005, les artistes qui ont bénéficié de ce dispositif sont : Julia Cima, Thomas Lebrun, Foofwa d’Imobilité (Suisse), David Wampach, collectif Peeping Tom (Belgique), Nelisiwe Xaba (Afrique du Sud), Hélène Iratchet, Radhouane El Meddeb (Tunisie), Pierre-Yohann Suc et Magali Pobel, Ambra Senatore (Italie), Emmanuel Eggermont, Danya Hammoud (Liban), Aude Lachaise, Marlene Monteiro Freitas (Cap-Vert), Alexandre Roccoli, Meytal Blanaru (Israël) et Aina Alegre.

2019
Aina Alegre
LA NUIT, NOS AUTRES
WWW
2018
Meytal Blanaru
We were the future
WWW
2017
Alexandre Roccoli
Weaver Quintet
WWW
2016
Marlene Monteiro Freitas
jaguar

La danse en grande forme

Issu d’une volonté de répondre à deux grands enjeux du spectacle vivant : dynamiser laproduction de grandes formes chorégraphiques (au minimum 8 interprètes) et leur permettre de rencontrer des nouveaux publics, le projet La Danse en grande forme réunit, dans une mutualisation inédite, 12 structures des deux labels chorégraphiques nationaux (CCN et CDCN) : le CNDC - Angers, le Malandain Ballet Biarritz, La Manufacture - CDCN Nouvelle-Aquitaine Bordeaux. La Rochelle, le CCN de Caen en Normandie, L’échangeur - CDCN Hauts-de-France, le CCN de Nantes, le CCN d’Orléans, l’Atelier de Paris / CDCN, le CCN de Rennes et de Bretagne, Le Gymnase | CDCN Roubaix-Hauts-de-France, POLE-SUD CDCN / Strasbourg et La Place de La Danse - CDCN Toulouse / Occitanie.

Pensé de manière à ne pas être trop restrictif afin de laisser la possibilité au plus grand nombre de structures de le rejoindre, le projet, sous forme biennale, est doté pour sa première édition d’un apport en production de 84 000€ (7 000€ par structure) pour soutenir la création choisie. Des temps de résidence seront organisés dans partie des CCN et CDCN.

L’objectif est également de garantir la diffusion de la création soutenue dans chacun des territoires des structures prenant part à La Danse en grande forme (dans un esprit de partenariat avec d’autres structures).

A l’issue d’une rencontre avec les artistes pré-sélectionné·e·s et devant l’impossibilité de les départager à l’issue de 3 tours de vote, ce sont les nouveaux projets de Jan Martens, Big Creation (titre provisoire) - création mars 2020, et de Gaëlle Bourges, OVTR (On Va Tout Rendre) - création novembre 2020 qui seront les bénéficiaires (avec une somme partagée en deux) de cette première édition.

2019
Jan Martens
Big creation [Titre provisoire]
WWW
2019
Gaëlle Bourges
O.V.T.R [On Va Tout Rendre]
WWW

OUTILS DE MÉDIATION / ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE

Parallèlement à la coproduction annuelle, l’Association des CDCN mène des projets communs. Le réseau des CDCN a pensé et conçu des outils communs au réseau, qui, quotidiennement, viennent soutenir la politique volontaire d’éducation artistique et culturelle que les équipes de médiateurs et médiatrices des CDCN mènent. Ces outils, au nombre de 6 aujourd’hui, sont extrêmement divers dans leurs formes et leurs supports : extraits de films et de pièces du répertoire [La danse en 10 dates (1896-1992), Une histoire de la danse contemporaine en 10 titres (1978-2006)], conférence dansée [Tour du monde danses urbaines en 10 villes], ou encore outils numériques [Danses sans visa, Data-Danse et Application à Danser].

LA DANSE EN 10 DATES (1896-1992)

La danse en 10 dates présente, sans pour autant être exhaustive, 10 moments clefs dans l'histoire de la danse révélant les dimensions sociales, politiques et esthétiques traversées par la danse, comme la naissance du cinéma, puis de la vidéo, ou l’invention de la notation chorégraphique. Ces extraits filmés, de Loïe Fuller à Michael Jackson en passant par Nijinski et Béjart, ont acquis avec le temps le statut de document et, à ce titre, ils témoignent de l’évolution de la danse en relation avec les technologies. 

UNE HISTOIRE DE LA DANSE CONTEMPORAINE EN 10 TITRES (1978-2006)

Faisant suite à La danse en 10 dates, Une histoire de La danse contemporaine en 10 titres offre un panorama de la danse contemporaine dans la multiplicité de ses écritures, de Merce Cunningham à Pina Bausch ou Anne Teresa De Keersmaeker. Chaque extrait vidéo permet une incursion dans l'univers de 10 chorégraphes emblématiques des années 80 à aujourd’hui. Sont également évoquées de grandes notions telles que la danse-théâtre, l’abstraction, la déconstruction ou le croisement avec les danses urbaines… 

TOUR DU MONDE DES DANSES URBAINES EN 10 VILLES

Format spectaculaire, cette conférence dansée suivie d’un échange, conçue par Ana Pi, François Chaignaud et Cecilia Bengolea, est pensée comme un tour d'horizon des danses de rue à travers le monde. Krump à Los Angeles, kuduro en Angola, dancehall à Kingston, voguing à New York… À travers l'évocation du contexte géographique, social et culturel de leur émergence et les caractéristiques propres à chaque mouvement artistique dans lequel s’inscrivent chacune de ces danses, Ana Pi propose une forme « live » qui combine projections vidéo documentées et extraits dansés. 

DANSES SANS VISA

En libre accès sur internet, d’utilisation intuitive et autonome, Danses sans visa propose, à partir d’une sélection de documents visuels issus des archives de l'INA (Institut national de l’audiovisuel), une exploration de l’histoire des danses sociales selon la circulation des peuples à travers le monde. Menées sous forme d'enquête, les investigations des spécialistes de danse, qui ont extrait de ce fond soixante vidéos, analysent, selon les mouvements de populations, le parcours et l’évolution de danses emblématiques. Ainsi, on peut (re)découvrir la valse ou le haka, le tango, le flamenco ou encore la salsa mais aussi le hip-hop et les danses afro-pop actuelles. 

fresques.ina.fr/danses-sans-visa

DATA-DANSE

En libre accès sur internet, Data-danse est une plateforme numérique dédiée à la découverte de la danse. Intuitive et ludique, elle aborde cet univers dans son ensemble : les lieux, les corps, les métiers, le vocabulaire, les repères et guide le·la spectateur·rice dans le récit de son exploration. À partir des éléments qu’il·elle aura récoltés, celui·celle-ci pourra même créer la Une de son propre journal. Lisible et structuré, ce dispositif numérique permet une utilisation à plusieurs niveaux : autonome pour des enfants ou des spectateur·rice·s non spécialistes, accompagné pour des groupes ou des classes ou à usage structurant dans le domaine réservé aux acteur·rice·s culturel·le·s.

data-danse.numeridanse.tv

APPLICATION À DANSER

Application à Danser est un dispositif nomade conçu pour amener chacun·e à construire sa danse à partir de gestes du quotidien. Elle invite ses utilisateurs et utilisatrices à se mettre en mouvement. Equipé·e·s d’un smartphone et d’écouteurs, les participant·e·s reçoivent des consignes audio-guidées qui les transportent dans des situations familières où leurs mouvements sont peu à peu détournés du contexte d’origine. Les gestes ordinaires sont transformés, décalés, réinventés pour créer une danse à la fois personnelle et collective.

RÉSIDENCES D'ARTISTES

Les résidences d’artistes, font partie des missions des CDCN. Sous l’appellation « Accueil-studio », elles sont un dispositif de soutien à la recherche et à la création. Simultanément, elles contribuent à renforcer la présence des artistes sur un territoire en favorisant la rencontre entre leurs projets et les publics ainsi que les actions artistiques. Ces résidences de courte durée, d’une à deux semaines, permettent d’accueillir chaque saison de nombreuses équipes qui stimulent les lieux qui les accompagnent dans leur réflexion et leurs actions.